Les billets taggés : COMPARIO

26
July.10
Publié par : pascal pascal
Note :

Be the first to rate this post

  • Currently 0/5 Stars.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Aujourd'hui Millésima affiche une quinzaine de sites-pays et travaille dans dans 5 monnaies (euros, dollar, livre sterling, franc suisse, dollar de Hongkong).
"Ce sont des sites très pointus", souligne le patron de Millésima. 
 

Motoblouz, leader de la vente en ligne d’équipement et vêtements motos, a choisi la solution de searchandising de Compario pour optimiser son site E-Marchand et atteindre ses objectifs de forte croissance.

Thomas Thumerelle, son président, s’exprime dans une vidéo accessible ici. 

Créé il y a 5 ans, Motoblouz est aujourd’hui le numéro 1 sur le secteur de l’équipement et du vêtement moto. Motoblouz a lancé la marque Dexter pour mieux contrôler ses produits et proposer le meilleur rapport qualité /prix à ses clients. Son entrepôt de Rouvroy dans le Nord-Pas-de-Calais est équipé pour livrer plus de 1.000 colis par jour au moment des pics d’activité.

Fidéliser ses clients et accroître les taux de conversion

Face à des coûts d’acquisition client toujours plus élevés, Motoblouz a décidé d’investir dans la technologie afin de capitaliser sur sa clientèle en la fidélisant.
« Nous cherchons à offrir le meilleur service à nos clients, pour mieux les fidéliser, explique Thomas Thumerelle. Ce service passe aujourd’hui par une navigation optimisée sur le site et des fonctionnalités riches de recherche, comparaison et aide au choix. »

Avec plus de 600.000 visiteurs uniques par mois, le site marchand se devait d’offrir des dispositifs innovants et les techniques les plus récentes de recherche et navigation sur le site. Sa plateforme actuelle, Magento, n’offrait pas les fonctionnalités de E-Merchandising que Motoblouz souhaitait mettre en place.

Les critères de choix
Motoblouz a mené sa recherche de solution avec méthode, en comparant objectivement les fonctionnalités des solutions du marché et en faisant réaliser un prototype rapide à partir d’un extrait de son catalogue produit.

Ce sont d’abord les fonctionnalités et l’ouverture de la solution Compario qui ont séduit Motoblouz : « La souplesse de paramétrage de Compario nous permet de garder une totale indépendance dans le développement de nos règles d’E-Merchandising. Compario s’intègre également avec les solutions du marché, qu’il vient compléter en apportant des fonctions à réelle valeur ajoutée », explique Thomas Thumerelle.

La pérennité de l’entreprise et l’engagement sur le budget et les délais faisaient également partie des critères de choix.
Thomas Thumerelle a également été séduit par la proximité des équipes et leur double compétence métier et technologie, ainsi que par le système d’Open Innovation créé par Compario. « Ce sont les clients qui définissent les fonctionnalités qu’il souhaitent voir dans les futures versions de la solution, explique-t-il. Un bon moyen de conserver son avantage concurrentiel avec une solution qui évolue au même rythme que nos métiers. »

Une solution Green IT

Autre avantage de la solution de Compario : l’optimisation du logiciel pour réduire les besoins en puissance serveur. Une véritable solution Green IT que Motoblouz apprécie particulièrement : « En nous soulageant des aspects de maintenance de l’infrastructure technique, l’externalisation de notre solution informatique nous permet de nous recentrer sur notre cœur de métier. Si nous avions connu ce type de solution, nous l’aurions fait plus tôt. »

Pascal Podvin, CEO de Compario : « Motoblouz est un magnifique projet dont l’équipe dirigeante a su faire les bons choix pour une croissance rapide. Nous sommes heureux d’avoir été choisis – en complément de Magento - pour accompagner leur succès. »

25
June.10
Publié par : pascal pascal
Note :

Currently rated 2.5 by 2 people

  • Currently 2.5/5 Stars.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

IRCE, le plus grand salon américain dédié au E-Commerce, organisé par Internet Retailer, s’est tenu il y a quelques jours à Chicago. Nous y étions et nous avons le plaisir de vous livrer les grandes tendances et évolutions de l’E-Commerce aux Etats-Unis.

 

 

 


Dans l’infrastructure gigantesque du hall d’exposition McCormick place de Chicago, le salon IRCE semble modeste, car il n’occupe qu’une partie assez réduite du bâtiment ouest.  Il accueillait toutefois cette année 175 conférenciers et 4.500 participants payants, attirés par le thème 2010 : la relance du marché.

En effet, les ventes du secteur retail sur Internet  aux Etats-Unis ont repris leur croissance : entre 6% (Mintel) et 10% (Forrester) selon les sources. Pour les Top 500 E-Marchands, les ventes en ligne augmentent de 9%, alors que les ventes en magasin baissent de –(7%). Pour certains, comme Macy’s, la hausse est spectaculaire : ses ventes en ligne bondissent de +40% alors que ses ventes magasin s’effondrent de –(7,6%).

Cette ascension irrésistible du online lui confère désormais un statut majoritaire. Forrester prévoit ainsi que 51% des ventes totales US seront influencées par le web en 2013, ce qui représentera mille milliards de dollars. De même, les medias traditionnels sont dépassés par le web pour les générations Y (18-25 ans) et X (Baby Boomers, nés dans les années 60), qui utilisent davantage internet que la TV, la radio ou tout autre media.

Au terme de ces trois jours de conférences, d’échanges et de rencontres, quatre thèmes de réflexion principaux émergent :

1.    Le Searchandising : préoccupation du moment,  la combinaison de la recherche et du merchandising est le thème qui génère le plus de réflexion et de présentations. C’est ainsi que l’éditeur de moteur de recherche LSI est aussi visible que Facebook dans la signalétique des exposants du salon.
2.    Les média sociaux : omniprésents, objets de nombreuses conférences et thème de l’un des deux ateliers qui occupent une journée entière du salon, les média sociaux sont un canal à part entière, un prolongement naturel du E-Commerce : dans quelques exemples d’applications, la gestion du panier se fait directement dans Facebook, dont on rappelle que l’audience de 450 millions de membres le hisse au rang de 3ème « population » mondiale derrière la Chine et l’Inde.
3.    L’internationalisation semble la prochaine préoccupation sur un marché américain dont on connaît le niveau de saturation. C’est notamment le sens du discours d’ouverture de Dennis McEniry de Estee Lauder (201 sites dans 40 pays). C’est aussi la présence très remarquée du chinois Alibaba sur l’un des plus grands stands du salon, ainsi que de la délégation française. Conduite par Cécile Delettre, chef du pôle distribution d’UBIFRANCE à New York, cette délégation rassemblait une trentaine de sociétés parmi lesquelles Yves Rocher, Nathan et Sarenza.
4.    La mobilité : tenue pour acquise, elle est présente dans quasiment chaque présentation, ainsi que dans le workshop du dernier jour et  sur les stands de tous les exposants, qui semblent s’être passé le mot pour offrir un iPad.

Searchandising et mobilité
La vision de Google est principalement orientée sur le mobile commerce.  Le géant du web annonce déjà 100.000 téléphones Android expédiés chaque jour, et révèle que la moitié des connexions internet se font désormais via les téléphones mobiles. Pour Internet Retailer, la recherche de produits ou d’informations (49%) arrive avant l’achat (39%) parmi les usages des internautes sur les sites web. D’où l’importance de tirer parti de ce processus de recherche pour mettre en avant les produits avec un merchandising de qualité.

L’internet mobile croît 8 fois plus vite que l’internet PC, et l’on remarque une utilisation intensive le week-end. Le shopping mobile complète donc le shopping sur ordinateur. Mais avant d’acheter, le client cherche (pour 87% d’entre eux). La recherche sur mobile a été multipliée par 30 ces 3 dernières années. Elle est bien sûr plus locale (1/3 des recherches sur appareil mobile sont locales, contre 1/5 sur un ordinateur), d’où l’intérêt pour les commerçants de mettre en avant leurs boutiques.

Google encourage les E-Commerçants à mixer les canaux offline et online avec des exemples précis : Macy’s affirme que 1 $ dépensé en ligne génère 6 $ de ventes en boutique dans les 10 jours. Chez Best Buy, 80% des clients en magasin ont fait des recherches en ligne avant leur achat.

L’ère du « Splinternet »
Selon Forrester , nous expérimentons aujourd’hui le « Splinternet » (l’internet éclaté) : il s’agit d’une nouvelle ère où les utilisateurs se connectent via de multiples terminaux et utilisent de plus en plus les media sociaux, indépendamment du lieu où ils se trouvent ou de l’appareil utilisé, ce qui engendre une multiplicité d’interactions.

Le futur du commerce n’est pas tant dans le multi-canal que dans l’inter-canal : il ne s’agit pas de servir le client canal par canal, mais de le servir de façon transparente à travers tous les canaux. Organisation, expérience client et technologie sont encore organisés en silos, mais ils doivent disparaître, afin de s’adapter à l’unification de l’expérience online-offline.

Le développement du Mobile Commerce
Julie Ask, Vice Présidente en charge du mobile commerce chez Forrester, explique que le mobile n’est pas un substitut du PC mais en prolonge les usages : il y a aujourd’hui 4 fois plus de téléphones mobiles que d’ordinateurs et le mobile est le seul terminal digital pour beaucoup de clients.

Le mobile commerce présente de multiples visages, entre influencer la vente en magasin et effectuer la vente réellement sur le téléphone. Pour le moment, les usages restent limités, avec principalement  le contrôle du statut de la commande,  la recherche d’un magasin, la comparaison de prix, la réservation, et  la réception d’alertes par SMS. Mais Ebay annonce qu’il a vendu pour plus de 400.000 $ sur le canal mobile à ce jour, et qu’il prévoit plus d’un milliard de $ dans les 12 prochains mois.

David Sikora, CEO de Digby, présentait lui aussi une vision très optimiste. Pour lui, le mobile est le canal qui unifie tous les autres (point de vente, internet, catalogue,  les réseaux sociaux…) et la puissance des smartphones et des réseaux permet d’effectuer davantage de tâches sur le mobile. La bande passante disponible sur le réseau et les prix pratiqués par les opérateurs risquent toutefois de devenir les goulots d’étanglement de la progression des services sur mobile.

Vendre et séduire grâce aux réseaux sociaux
Deux agences web animaient avec brio une conférence sur les média sociaux, au cours de laquelle les participants pouvaient voter en direct grâce à leur téléphone mobile. Parmi les sites passés au crible, Burberry, dont le microsite Facebook compte plus d’un million de fans  et lui amène 10% d’accroissement des ventes en magasin.

Jimmy Choo propose une application de géolocalisation, associée à un jeu : celui qui trouve le représentant de Jimmy Choo dans Londres, sur la base d’indices laissés sur Facebook, gagne une paire de chaussures.

Ikea place des photos de showrooms sur sa page Facebook : le premier internaute à tager son nom sur un produit le gagne. La demande pour de nouvelles photographies croit de façon exponentielle, ainsi que les ventes sur le site web et en magasin.

Procter and Gamble, lui, propose CauseWorld, un jeu fondé sur le scan de codes-barre, qui attribue des points afin de faire une donation à une œuvre de charité. Cette application permet à P&G de connaître le moment exact pendant lequel le client tient le produit en main, et de lui faire passer des messages ultra-ciblés.

Social media et merchandising
L’aspect social du web, c’est aussi intégrer l’avis du client au sein de son catalogue.  60% des E-Marchands aux USA utilisent déjà les revues des utilisateurs, mais pour Ken Burke, Chairman de Marketlive, c’est déjà de la technologie ancienne. Ce qui compte, c’est l’exploitation des revues sous forme de merchandising. La clef de l’évolution du shopping social est l’intégration : intégration au cœur du site sous forme de règles de searchandising, et intégration au cœur de la vie des clients. Wetseal, par exemple, fait du social merchandising : les 3 meilleures associations de vêtements et accessoires réalisées par les clients sont publiées en temps réel sur le site.

Ken Burke met également l’accent sur l’agrégation de contenu, une des clefs différenciatrices des sites marchands. Selon Forrester, 37% des sociétés vont investir sur la gestion du contenu d’ici 2012. Les guides d’achat, les informations éditoriales déstructurées, jouent un rôle de plus en plus important dans le merchandising. Il s’agit maintenant de gérer du contenu connecté : agrégé, affilié de nature éditoriale aussi bien que produit ou généré par les utilisateurs.

La personnalisation transforme l’expérience client
Autre tendance forte : la personnalisation. Le mot d’ordre sur le salon de Chicago : « Personalize everything ! », personnaliser l’expérience client bien au-delà des recommandations de produits.

Pour le site Steve Madden, vendeur de chaussures et accessoires, les résultats de la personnalisation sont probants : +112% pour le taux de conversion et +11% pour le montant du panier moyen.  

Robert Cell, le CEO de MyBuys.com conseille de développer au maximum les recommandations personnalisées : sur la homepage, sur les pages de résultats de recherche, sur les informations produits, mais aussi au niveau des catégories produits, de la gestion du panier, etc.

Commerce ou E-Commerce ? La frontière s’estompe
Les tendances détectées sur le salon IRCE de Chicago ne sont pas révolutionnaires, elles confirment ce que nous constatons chaque jour en tant qu’utilisateur et observateur du web : le client prend une place prépondérante dans le E-Commerce. Les sites web doivent lui fournir le meilleur service et l’assister dans son acte d’achat, en respectant ses habitudes et ses choix. C’est le client qui décide quel canal il souhaite utiliser, qui accepte ou non les services que l’E-Marchand lui propose, qui partage avec sa communauté ses choix et ses avis, mais c’est lui aussi qui quitte très vite un site s’il n’y trouve pas ce qu’il est venu y chercher. Au final, le « E » de E-Commerce disparait peu à peu, à mesure que la frontière entre offline et online s’estompe, l’un et l’autre prenant une place légitime et complémentaire dans la vie la plus intime du client.

14
June.10
Publié par : pascal pascal
Note :

Be the first to rate this post

  • Currently 0/5 Stars.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Partenaire certifié Compario, Decade a réalisé le site Sarenza ainsi que – sur la base de la technologie Compario - celui de 3 Suisses Belgique, le premier site marchand du pays, qui sortira prochainement en production. Nous sommes hereux de travailler avec cette équipe très professionnelle, dont les principaux dirigeants s’expriment dans cette excellente video relayée notamment par Microsoft.

Voir la vidéo

24
May.10
Publié par : pascal pascal
Note :

Be the first to rate this post

  • Currently 0/5 Stars.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

 

Le marché des technologies pour le E-Commerce est complexe. Entre la recherche sémantique et la recherche à facettes, le SEO et le SEM, le Merchandising et le Searchandising, la gestion du catalogue et la gestion du contenu, il est facile de se perdre.

par Pascal PODVIN , le 19/05/2010

Cette situation illustre d’une part la complexité du métier du E-Commerce, mais également la nécessité de dresser une cartographie des technologies disponibles, afin de guider les E-Marchands dans ce paysage complexe, où beaucoup d’acteurs se déclarent spécialistes de toutes disciplines. Pour décrypter ce marché, Pascal Podvin, président du Café du E-Commerce, réunissait en table ronde plusieurs experts le 14 avril dernier.

Le Bon Moment pour Changer de Plateforme
Les plates-formes actuelles sont vieillissantes et sont fondées sur des architectures hétérogènes. Elles ne répondent plus aux attentes, ni des clients, ni des E-Marketeurs. Pour Jean-Pierre Cauchy, fondateur de Majureo, les E-Commerçants veulent gérer / vendre, animer leur boutique, mesurer la performance, personnaliser, fidéliser, automatiser… Mais pas devenir des informaticiens.
Il est donc temps de simplifier le schéma applicatif avec un S.I. harmonisé, sans redondance. Il est possible de conserver les couches fondamentales, avec un ERP unifié voire un bus applicatif, mais il faut mettre en place un véritable CMS (typologie, séparation contenu présentation, fonctions sociale, workflow, fonctions marketing...).
Le web 2.0 a également marqué l’avènement de nouveaux usages collaboratifs. L’intelligence collective a pris toute sa dimension avec le développement des UGC (Contenus générés par les utilisateurs) pour commenter, noter et partager via les réseaux sociaux des informations sur les marques et les produits.
« C’est cette information générée par les utilisateurs qui prend aujourd’hui une réelle valeur et qui influence les choix des clients, affirme Jérôme Relinger, Responsable de l’offre Web chez Linagora. Un site d’E-Commerce doit proposer une palette de services participatifs. »
Le client est placé au cœur du système, il devient acteur des applications. Ce qui implique également des sites fortement authentifiés et transactionnels, et une intégration du système d’information complet (CRM, ERP, CMS…).

Du Commerce au E-Commerce
Mais avant de s’attaquer à la technique, il faut revenir aux fondamentaux de la vente sur Internet, en considérant le mix canaux/ services /client. « Il faut bien comprendre qu’aujourd’hui, c’est le client qui gère son vendeur, et plus l’inverse, explique Jean-François Gomez, Responsable Business Développement pour la distribution et l’industrie chez Microsoft. Nous sommes passés du CRM (Customer Relationship Management) au VRM (Vendor Relationship Management). »
L’E-Marchand doit se poser les questions fondamentales : comment créer le flux de visiteurs ? Par quels canaux ? Quel est le bon mix à proposer entre la transaction, l’information et surtout l’émotion, qui marquera le client ? Que vendre au final : des produits, des services, du display, de l’information…  ?
Cette réflexion doit se faire dans le cadre de l’existant, sans faire table rase de l’ADN de la marque. Il faut également prendre en compte les ressources humaines, l’existant technique et commercial, l’écosystème des clients, des partenaires et du réseau.
Si l’on prend l’exemple de Compario, spécialiste du Searchandising, plus de 95% de leurs projets sont des projets de renforcement de plates-formes existantes, et non pas de remplacement. L’enrichissement des plateformes E-Commerce avec des fonctionnalités de font-end à forte valeur ajoutée peut se faire sans remettre en cause l’existant.

Principales Briques d’une Solution E-Commerce
Cartographier les solutions de gestion d’un site E-Commerce est un exercice difficile, d’autant que lorsqu’on parle de plateforme E-Commerce, on ne s’adresse qu’à une partie du marché, généralement composée des sociétés qui vendent en ligne en mode B2C. Pour cette frange du marché, on peut classer les fonctionnalités dans 4 grands domaines traditionnels que sont :
•    la gestion du catalogue
•    la gestion des commandes
•    la gestion du compte client
•    la Business Intelligence.

Sur ces 4 grands domaines qui constituaient la totalité des plates-formes E-Commerce d’hier se greffent désormais
deux domaines nouveaux dont l’importance est sans cesse croissante :
•    la recherche
•    le merchandising.

Julien Mazerolle, Managing Partner chez Tioga Venture, insiste sur l’importance des fonctions de recherche et de E-Merchandising (dont l’association a donné naissance au concept de Searchandising, spécialité de Compario), et montre à travers une étude des plus gros sites d’E-Commerce français que la couverture de ces fonctionnalités est loin d’être optimale.
De fortes marges de progression existent donc pour les sites qui n’ont pas encore développé de fonctionnalités de recherche et de E-Merchandising, directement génératrices de chiffre d’affaires.


Standard ou Spécifique
L’E-Commerce impose également une grande agilité pour l’entreprise et son système d’information. Pour Jean-François Gomez, les entreprises ne peuvent plus être structurées comme avant. Elles représentent aujourd’hui des ensembles d’activités qu’il faut pouvoir recomposer à la vitesse du marché. Leur SI doit être à leur image : un ensemble d’éléments interopérables et standards, pour passer rapidement en mode agile.
Cette évolution vers le logiciel E-Commerce standard est inéluctable et se fait à une vitesse deux fois plus rapide que pour le marché de l’ERP, comme le constate Julien Mazerolle.
Le choix du développement spécifique se pose encore pour les entreprises qui considèrent qu’elles ont des spécificités uniques, ou un réel avantage à développer des applications qu’elles pensent en pas pouvoir trouver sur le marché. Dans la réalité, il s’agit plutôt d’une « culture » interne du spécifique, qui s’accompagne de ressources nécessaires pour développer, tester, maintenir et faire évoluer les applications.
Dans la réalité, chaque entreprise a une tendance naturelle à considérer abusivement que la nature de son E-Business est exclusive. D’autre part, les applications les plus récentes offrent une grande faculté de personnalisation : elles allient fonctionnalités industrialisées et fortes capacités d’adaptation par simple paramétrage.
La solution idéale doit réunir le meilleur des deux mondes : des fonctionnalités innovantes, simples à utiliser sans compétence informatique, faciles à personnaliser, fiables et robustes. Une solution dont les sources sont disponibles, avec un support réactif et qui évolue en répondant à la demande de la communauté en open-innovation.

Les choix technologiques
Pour Jérôme Relinger, le choix des outils doit se faire selon le contexte, l’architecture en place, et les applications avec lesquelles il est nécessaire de communiquer.
On constate une atténuation back-office et front-end, avec une indifférenciation technologique .Net, php et j2EE. Il faut réfléchir en termes d’urbanisation best of breed (Bus applicatifs, Moteur de recherche, Back End métiers) où  le web agit comme couche d’échange, pour mettre en place un partage de process et non plus seulement de données. C’est le moment d’urbaniser sur des couches interopérables, avec des technologies hétérogènes.
L’open source a aussi sa place dans ce nouveau paysage. Microsoft croit à ce modèle, tout en mettant l’accent sur l’intérêt des standards. « Beaucoup de clients veulent des solutions industrielles, dont les coûts sont prévisibles et qui peuvent être déployées partout dans le monde », explique Jean-François Gomez. « Les critères de choix se déplacent car les problèmes du début, tels que l’intégration, la sécurité, la scalabilité, sont en grande partie résolus. »
Tous les problèmes résolus ? Pas si sûr. L’infrastructure et les compétences nécessaires pour relever ces défis peuvent être lourdes à supporter pour un E-Marchand, constate Julien Mazerolle. Pascal Podvin, CEO de Compario, rappelle également que la performance des sites prend de plus en plus d’importance, pour ne pas perdre l’internaute, d’une part, mais aussi pour améliorer le référencement naturel du site, car Google annonce que le délai de génération de page sera désormais pris en compte dans le ranking des sites.
Pour répondre à ces nouveaux défis, de nouveaux modèles de solutions mutualisées prennent leurs marques. Ils répondent aussi au souhait des E-Marchands de bénéficier de services à périmètre variable pour gérer leur E-Commerce. On assiste ainsi au développement du SaaS (Software as a Service), du PaaS (Platform as a Service), mais aussi du BaaS (Business as a Service) : la gestion entière de l’activité E-Commerce est externalisée, ce qui permet aux E-Marchands de démarrer avec une structure très légère, pour ré-internaliser ensuite la gestion si nécessaire.
Le développement du modèle SaaS s’accélère car il répond au souhait des E-Marchands de se libérer des contraintes de maintenance d’une infrastructure technique performante.

Composition d’un site E-Commerce Performant
Pour passer de « mon site statique » à « notre portail collaboratif », les sites actuels doivent faire peau neuve. Selon Jérôme Relinger, un bon site commercial doit se composer de :
•    Couches basses S.I.: ERP
•    Bus applicatif (Biztalk…)
•    Autentification, annuaire et ses ETL
•    Framework Web : Brique E-Commerce, si possible adressée par le même framework, outils de CRM, et CMS / CMF : Recherche (sémantique, indexative...), export mobilité, export marque blanche, animation sociale et communautaire…
Cette dernière composante fait la différence si les fonctions de front-end sont intégrées et performantes.



Autre vecteur de performance : l’optimisation du trafic. Le flux des nouveaux internautes se tarit, rappelle Pascal Podvin. Il est nécessaire de développer toutes les techniques indispensables pour attirer les visiteurs. Les techniques de CRM, la présence sur les agrégateurs, comparateurs, réseaux sociaux et tout site référent pertinent, sont à utiliser, mais aussi le SEO, pour développer sa visibilité sur les moteurs de recherche.
Faire un choix de solution E-Commerce c’est aussi prendre en compte les différents défis et évolutions actuels du monde IT. Pour Jean-François Gomez, ils sont de plusieurs ordres, depuis la prise en compte des nouvelles situations d’achat des clients (nouveaux terminaux, nouveaux lieux, situations de mobilité, ..), jusqu’au développement des NUI (Natural User Interface) qui se caractérisent par la simplicité d’utilisation, le multi-touch et le pilotage par la voix, en passant par les problématiques d’identités unifiées, ou les nouveaux langages de développement dont le niveau d’abstraction correspond maintenant au métier.
Le bon système est celui qui se révèle prévisible, agile et innovant. Il faut pour cela que l’entreprise dispose d’une solution d’industrialisation de la plate-forme permettant de maîtriser les développements, le déploiement, la production, le marketing et l’activité commerciale.

En Synthèse : les Facteurs Clés de Succès
Les 4 facteurs clefs pour le succès d’un site E-Commerce sont :
•    La personnalisation : pour le client (un site personnalisé qui lui fait gagner du temps et le fidélise) mais aussi pour l’utilisateur du logiciel (autonomie métier pour le merchandising, les campagnes, etc.)
•    Le choix d’une solution packagée, voire outsourcée (robustesse, stabilité, qualité et performances)
•    L’intégration : connecter le site web avec le SI et disposer de modules de E-Merchandising et de searchandising intégrés avec la gestion de catalogue,
•    La performance de la fonction de recherche : la recherche sémantique doit être pilotée par le catalogue, qui guide l’internaute dans ses recherches et sa navigation. 
11
May.10
Publié par : pascal pascal
Note :

Currently rated 4.0 by 1 people

  • Currently 4/5 Stars.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5


Captain Commerce a toujours su dénicher et mettre en avant les valeurs montantes …

Si vous ne connaissez pas encore Compario, vous ne devriez pas tarder à en entendre parler beaucoup. La petite startup française a beaucoup progressé et propose désormais une véritable suite technologique pour optimiser et améliorer le emerchandising des plus gros sites ecommerce. A l’occasion de sa levée de 3 millions d’euro, j’en ai profité pour poser quelques questions à Pascal Podvin, son PDG, pour essayer d’y voir un peu plus clair…

Lire l'interview