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25
Feb.09
Publié par : pascal pascal
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Paru le 18 février 2009

Le Social Shopping est un phénomène où l’innovation n’a sans doute pas fini de nous surprendre, peut-être parce que le changement le plus radical de paradigme y prend place.
Là où d’aucuns y voient une nouvelle opportunité d’expression et de communication auprès de leurs clients et consommateurs, d’autres au contraire le ressentent comme une menace, car il tend à prendre le contrôle de la marque.
 
Le Social Shopping est un concept plaçant les avis et les recommandations des internautes - ainsi que les interactions qu’ils ont entre eux - au cœur de leur décision d’achat. Et ce sont ces interactions entre contributeurs qui ont un rôle de plus en plus important, notamment pour la crédibilité des avis délivrés.
 
« Le shopping communautaire n’est pas nouveau, rappelle Manuel Dia, CEO du Groupe Reflect, il y a dix ans il existait déjà des avis et notations sur le site d’Amazon, par exemple. Mais le phénomène s’est démultiplié grâce au web 2.0, un web social et participatif, qui permet aux marques et enseignes d’avoir accès à un gigantesque réseau qu’alimentent de nombreux outils du type Facebook, les blogs, Daily Motion, etc. »
 
Selon Manuel Diaz, il est essentiel pour les marques de prendre part à la conversation de leurs clients sur le web. « Elles ont tout intérêt à intégrer et animer ces communautés.  Si elles ne le font pas, les conversations auront lieu ailleurs, sans elles. »
 
Pour Pascal Podvin, CEO de Compario, le Social Shopping est aussi l’occasion pour les e-marchands de mettre à la disposition des internautes des outils qui déclencheront l’achat.
 
Le shopping communautaire a déjà fait ses preuves
 
Une récente étude de Mediametrie/Comscore indique que dans 98% des cas, les avis des autres sont déterminants dans le processus d’achat. Il est donc indéniable qu’il existe un facteur majeur d’influence de la décision d’achat dont la popularité est croissante, bien qu’encore marginalement implantée sur les sites d’E-Commerce : ce sont les avis (commentaires et notes) des autres internautes.
 
Une étude de Forrester de 2007 montre que l’avis d’un ami qui a utilisé le produit recueille 83% des votes de confiance, et un incroyable 60% pour les avis de consommateurs étrangers sur le site d’un E-marchand. Les avis d’amis sont le mode de shopping privilégié de la génération Y : je communique avec mes amis par SMS, je photographie le produit, je l’achète pour eux dans la couleur de leur choix …
 
De nombreuses études montrent que les avis des autres consommateurs représentent une source de confiance pour la majorité des E-Consommateurs. Forrester indique que 71% des E-Consommateurs lisent les commentaires des autres clients, ce qui en fait la source la plus consultée des UGC (User Generated Content, ou données générées par les clients). Une étude de Deloitte montre que 7 E-Consommateurs sur 10 (69%) qui lisent des commentaires de clients les partagent avec leurs amis, ce qui en augmente l’impact. Enfin, Emily Reily de Jupiter Research explique que le niveau de confiance vis à vis des opinions de clients est 3 fois supérieur à celui qui est accordé à la publicité.
 
Selon Alban Peltier de Looneo, les avis et notations sont devenus indispensables pour les acheteurs. « Ces informations leur permettent de gagner du temps, de mieux choisir, en fonction de leurs besoins, d’acheter en confiance, et aussi parfois de se rassurer en consultant les avis… après l’achat ! »
 
On peut lier cet engouement des internautes pour les UGC (User Generated Content ou Contenu généré par les utilisateurs) à ce que Barry Schwartz nomme « l’agent principal », celui qui contribue à désigner le meilleur produit et m’épargne l’agonie d’avoir à  effectuer moi-même le travail de comparaison. L’avis des autres guide l’internaute dans son processus de choix, choisit pour lui, ou en tout cas l’aide à séparer son choix de l’expérience extrêmement frustrante de comparer de trop nombreux produits sur de trop nombreux critères.
 
Pour Alban Peltier, il est donc clair que les avis d’e-consommateurs vont jouer un rôle croissant dans les prochaines années, avec des fonctionnalités comme la syndication des avis, les avis personnalisés (multiples notes sur de multiples critères subjectifs), la mise en avant des produits les mieux notés, l’intégration de la moyenne des notes dans les critères de recherche, des métriques de qualité basées sur les avis des internautes ...
 
La liste s’étend à l’infini, tous les mélanges de Zlio et de Netvibes vont probablement voir le jour :
-Mes commentaires / mes notes : accès au contenu posté
-Les produits que je possède
-Les produits que j’ai achetés sur ce site
-Les produits liés à ceux que j’ai achetés (retrouver le cross-selling du panier…)
-Les nouveaux produits dans la gamme de ceux que j’ai achetés
-Moi (ma photo, ma présentation, mes instruments de musique….)
-Mes comparaisons (déjà implémenté)
-Dans une comparaison, mon « produit préféré »
-Mes recherches (mes drilldowns)
-Mes produits favoris (Aka Panier de sélection étendu avec commentaires privés…)
-Les autres personnes qui ont acheté ce produit, et donc les commentaires de ces personnes, leurs produits favoris, etc..
-Pouvoir poser une question à un internaute « tu es content de ta Brandt BX 12 ? »
-Ma wish-list + partager sa / ses wishlist avec se amis.
-Ma dream-list (j’adorerais ce produit, mais je ne l’aurai jamais….)
-Ma kiff-list : accessible en un clic « je kiff »
-Mes reminders (anniversaire de bob dans un mois, je lui achèterai tel produit).
 
Un phénomène incontournable pour les e-marchands
 
Selon Pascal Podvin, « ces fonctions sont à considérer comme de véritables outils d’e-Merchandising. » De nombreuses études montrent de façon concrète que les avis des internautes contribuent à améliorer la performance des E-Marchands :
-NetShops (E-Marchand américain dans le domaine de la maison et art de vivre) témoigne auprès de Forrester d’un accroissement de ses ventes de 26% suite à l’addition d’avis client sur son site.
-Petco témoigne d’une baisse de 20,4% des retours sur les produits qui bénéficient d’avis client.
-Une récente étude de ForeSee Results montre que la satisfaction des clients est de 11% supérieure sur les sites qui offrent des avis d’internautes.
 
« Le social shopping est aussi un facteur de développement de la marque, ajoute Manuel Diaz. Il permet d’asseoir sa crédibilité, car la mise en ligne des avis des internautes donne confiance aux clients. Et il fidélise les internautes qui ont envie de revenir sur un site qui leur délivre du contenu à valeur ajoutée. »
 
D’après Alban Peltier, fondateur de Looneo, « l’écoute du client permise par ces nouveaux outils permet aussi de comprendre les besoins réels des utilisateurs, et de faire évoluer ses produits pour mettre sur le marché les offres que les clients attendent ». Une meilleure écoute de ces communautés permet également d’adapter se communication, et de glaner des arguments de vente supplémentaires pour les équipes commerciales.
C’est pourquoi il est capital pour les marques de réussir à se positionner au milieu des conversations clients.
 
Enfin, la mise en ligne d’avis contribue à la performance multi-canal. Une étude DDB- dia Mart, faite sur de grandes enseignes non alimentaires « click and mortar » montrait que 68 % des clients disent se renseigner sur un produit via le site de l’enseigne avant d’aller en magasin. Proposer des avis sur sa fiche produit est donc une arme multi-canal.
 
L’attraction des sites de Social Shopping
 
Une récente étude de Guidance - société de conseil en technologie Internet - et Synovate – Etudes Marketing – montre que 60% des clients interrogés sont plus attirés par les sites qui offrent de telles fonctionnalités, et 35% pensent retourner sur les sites qui offrent des avis et recommandations d’internautes. Cette proportion est encore plus importante chez les jeunes de 18 à 24 ans, dont 41% indiquent leur fidélité aux sites offrant des recommandations d’autres clients.
 
« Le dialogue ouvert avec l’e-consommateur renforce sa fidélité au site, affirme Manuel Diaz. Lui donner la possibilité de partager et de communiquer avec les autres clients est clef dans sa prise de décision d’achat. » Selon une étude de 2008 de Forrester, ceci est d’autant plus vrai pour les populations qui dépensent le plus sur Internet.
 
Selon Pascal Podvin, « ce qui est intéressant n’est pas tant que les e-consommateurs en très grand nombre discutent de leurs préférences de marques ou d’e-marchands sur internet et livrent bruyamment leur opinion sur des blogs et réseaux sociaux.
 
Ce qui est réellement intéressant c’est que les e-marchands qui offrent à leurs clients la possibilité de donner leur avis et de noter leurs produits bénéficient d’un taux de conversion en croissance. Et ce qui est encore plus intéressant est que plus le nombre de commentaires de clients est élevé pour un produit, quelle que soit la nature de l’opinion – bonne, indifférente ou mauvaise – plus les ventes de ce produit sont élevées et plus les retours sont faibles. »
 
Les étapes pour se lancer dans le Social Shopping

Manuel Diaz conseille de commencer par cartographier son écosystème. « La marque se situe dans un environnement qu’il est important de bien connaître pour bien le maîtriser. Cela permet ensuite de s’adresser à chaque communauté de manière personnalisée. »
 
Alban Peltier constate : «  la mise en place d’un volume suffisant d’avis de qualité est un processus long et coûteux. Il est important de ne pas censurer, mais de traiter les avis négatif avec le plus grand soin. C’est de cette façon que l’on arrive à convaincre les plus réticents, et certains sont devenus nos meilleurs ambassadeurs. »
 
Pour bâtir sa stratégie de Social Shopping, voici 6 principes de base recommandés par Forrester :
 
-Aider les clients à écrire des avis de qualité
-Les encourager à partager leur profil avec les autres consommateurs
-Intégrer les avis des consommateurs dans le processus de recherche
-Mettre en avant les avis des internautes dans les pages produit
-Laisser l’internaute contrôler les avis qu’il souhaite voir
-Utiliser les avis des clients pour mettre en lumière la qualité de votre service.
Ces 6 principes de base peuvent être complétés de nombreuses autres fonctionnalités relativement simples mais à fort pouvoir de différenciation. Notamment, du social shopping a la personnalisation, il n’y a qu’un pas …
 
Pascal Podvin explique : «  à travers les sites communautaires notamment, on voit que l’enjeu de l’e-commerce est de permettre à chaque internaute de vivre sa propre expérience de consommation, personnalisée pour ses besoins et selon ses goûts exclusifs. Le e-merchandizing est confié au e-consommateur, qui se fait l’avocat de ses marques préférées, et crée pour lui-même et ses “amis” une expérience d’achat beaucoup plus authentique.
C’est pourquoi la personnalisation des sites revêt une telle importance. »
 
Or, les clients sont de plus en plus ouverts au partage de ce qu’ils aiment. Ils peuvent désormais suivre les produits qui les ont interpelés, et partager des listes de produits qu’ils souhaiteraient posséder. Ils n’hésitent pas à afficher les produits qu’ils aiment, qui représentent qui ils sont. Le filtrage collaboratif, ou analyse des préférences sur un grand nombre d’internautes, permet de mettre en évidence des personnes qui partagent les mêmes goûts, et donc probablement aimeront les mêmes produits. De cette façon, un E-Marchand pourra proposer le produit idéal pour un individu donné.
 
Cela signifie un changement fondamental de la part des E-Marchands : plutôt que de commercialiser ses produits sur un site, il s’agit au contraire de favoriser la création d’une multitude de sites personnalisés, comme s’ils avaient été conçus spécifiquement pour chaque internaute. Il s’agit de donner à l’internaute la capacité de recréer son propre catalogue, de l’aider à le partager et à le communiquer dans ses réseaux internet. Ceci est particulièrement important pour la génération Y des 18-25 ans.
 
Les évolutions attendues
 
Pour les marchés les plus matures, d’autres outils fascinants se révèlent aujourd’hui. Ian Jindal, de Internet Retailer UK, présentait il y a quelques jours à l’ACSEL quelques cas des marchés britannique et américain, beaucoup plus avancés que la France :
 
-Carolineoncrack : les internautes entrent en compétition à qui obtiendra l’influence la plus forte
-NikeID : je construis moi-même mon propre produit identitaire
-AmazonGiver sur Facebook
-BrandMe de H&M ou je construis mon avatar, l’habille chez H&M et le transmets à mes amis.
 
Le Social Shopping de demain prendra place également dans les formes de plus en plus abouties de galeries virtuelles. Qu’en est-il du shopping à plusieurs : n’est-ce pas la forme la plus aboutie du Social Shopping ? De même que des amies partent souvent “faire les magasins ensemble”, on commence à voir apparaitre les prémisses de nouvelles fonctionnalités permettant de naviguer à plusieurs sur le même site marchand … dans une galerie 3D.

Pascal Podvin, CEO de Compario

19
May.08
Publié par : denel denel
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L’arrivée des sites d’achats communautaires

 

Après l’explosion des sites communautaires tels que Myspace ou YouTube, l’idée d’utiliser les consommateurs pour créer du contenu et donner des avis sur les produits est apparue évidente à quelques start-ups. Des sites comme Looneo ou Prestigium se sont ainsi créés ces derniers mois, pour devenir des guides d’achats et rassembler des communautés bien identifiées.

La notion de social shopping repose sur le constat que le canal web a tendance à uniformiser les internautes, et que ceux-ci cherchent à se différencier en se rattachant à des communautés qui leur ressemblent. Sur certains sites, les avis des internautes sont également rétribués, mais leur sérieux et leur pertinence sont d’abord jugés par la rédaction.

En France, on notera que sur les sites où les contributions ne sont pas rétribuées les produits sont en effet bien mis en valeur, mais peu de commentaires sont visibles. Aux Etats-Unis, le contenu est plus riche, mais on note une nette cassure entre la prise d’information sur ce type de sites, et l’acte d’achat.

Une récente étude de Jupiter Research a montré qu’aux Etats-Unis, seuls 3% des acheteurs provenaient de sites de comparaison communautaires alors que Google représente 15%.
Cette même étude ne conteste pas l’infl uence de ce type de sites, puisqu’elle révèle que pour 29 % des acheteurs interrogés, les informations données par les internautes de leur commu- nauté leur permettent de réaliser de meilleurs achats. Mais l’acte en lui-même est de plus en plus réalisé sur le site de la marque ou du vendeur.

En poussant le système jusqu’au bout, on aboutit à la création de sites comme Zlio, où chacun peut créer sa boutique, ou de blogs de shopping
, où chacun s’exprime sur ses produits préférés et perçoit une rétribution sur les produits vendus par son intermédiaire.

Mais là encore, ces phénomènes vont surtout avoir pour conséquence de multiplier l’information disponible et de dérouter l’internaute qui cherche à comparer et choisir.

12
May.08
Publié par : denel denel
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Le flot d’informations s’accroît.

Même si le web 2.0 n’a pas vraiment de définition universelle, on peut considérer que son développement est caractérisé par des phénomènes à la fois techniques et comportementaux, qui tendent à donner plus de pouvoir au consommateur final.

Au niveau du comportement, le consommateur est aujourd’hui beaucoup plus actif et délivre du contenu : avis, témoignages, notation...

Il aime les marques mais il peut aussi les juger sévèrement. Il participe à des forums, s’inscrit sur des sites communautaires et est prêt à partager son expérience. La valeur ajoutée de cette information n’a pas échappé aux acteurs du e-commerce. Elle a été prise en compte très tôt par les sites d’enchères et de vente en ligne, qui incitent leurs clients à noter les produits et les vendeurs.

Toutefois, il faut relativiser l’importance de ces avis sur les sites de e-commerce. Compte tenu de la rotation des articles, il est difficile pour le e-commerçant de recueillir suffisamment d’avis d’internautes pour alimenter cet espace. La preuve en est que certains rétribuent les clients prêts à écrire leurs avis. En retour, la qualité des commentaires est très inégale et n’apporte pas souvent de valeur ajoutée à l’internaute indécis.

La principale difficulté pour lui est de juger de l’objectivité de l’avis donné. La méfiance règne sur la toile, et certains ne tiennent plus compte des commentaires trop enthousiastes. Et que penser si deux avis diamétralement opposés qualifient le même produit (ce qui est souvent le cas sur les sites de tourisme) ?

C’est une des raisons pour lesquelles des services comme UFC Que Choisir en France propose leurs contenus à valeur ajoutée, réalisés par des experts, et pour lesquels l’internaute est prêt à payer.
Test-achats.be, en Belgique, ou Which.co.uk en Angleterre, sont deux autres exemples européens de la complémentarité entre le canal papier et le web, pour des magazines qui revendiquent l’indépendance et le sérieux de leurs tests produits.

Le web 2.0 est né avec l’apparition de nouveaux outils tels que les wikis, les blogs, les podcasts, et les flux RSS, qui ont été massivement adoptés par les internautes pour produire du contenu.
Dès lors, les sources d’information sur les marques et les produits se multiplient, et il est plus complexe de la synthétiser, compte tenu des volumes et de la diversité des formats.
  

L’internaute a besoin de critères objectifs pour comparer les produits. S’il s’intéresse aux avis des autres acheteurs, il faut les lui présenter de manière homogène et comparable.

Le journal du net
Date de parution : 16/01/2008

Certes, l'e-commerce continue de progresser, mais les internautes comparent de plus en plus avant d'acheter.

Comment améliorer son taux de transformation ? En quoi les solutions de vente assistée peuvent y contribuer ?

Les internautes, de mieux en mieux informés, procèdent à des recherches et comparaisons d'offres sur le Web avant leur décision, et ceci quel que soit le canal de vente final. Pour les produits high-tech, 48 % des internautes consultent des sites Web avant d'acheter en magasin (selon la dernière étude Médiamétrie/ Netratings).

Mais le critère du prix n'est plus suffisant. Pour de nombreux produits et services, les caractéristiques techniques et commerciales sont examinées et comparées avant le choix final. Avec l'arrivée du Web 2.0 et le rôle grandissant des communautés, les internautes cherchent également à comparer des informations moins structurées : avis, commentaires, retours d'expérience.

Les e-commerçants développent pour leur site Web des solutions de plus en plus sophistiquées de recherche et de tri au sein de leur catalogue, qui n'ont pas toujours les résultats escomptés. Recherches infructueuses, temps de réponse trop longs, critères de tris ne correspondant pas aux besoins du client, entraînent au final l'abandon de l'internaute.

L'étude NetObserver d'Harris Active a montré que 37 % des Internautes de plus de 25 ans passent plus de 2 heures par jour sur le Web, mais 20 à 50 % d'entre eux affirment aussi ne pas toujours trouver ce qu'ils cherchent.

Une nouvelle génération de logiciels

Il existe pourtant une nouvelle génération de logiciels de Vente Assistée (Guided Selling Solution) qui permet aux e-commerçants d'améliorer l'expérience client sur leur site, pour concrétiser rapidement l'intention d'achat.

Ces solutions combinent des technologies avancées de recherche multi-critères, d'assistance à la sélection et de comparaison des produits pré-sélectionnés. Elles intègrent également les problématiques de référencement pour que les internautes aboutissent dès le début de leur recherche sur le site du commerçant.

Les solutions de Vente Assistée en ligne permettent enfin d'analyser le comportement de l'internaute pour aider les services marketing à adapter leur catalogue et leur processus de vente aux besoins de leurs clients.

Ces solutions standard doivent toutefois offrir une souplesse importante pour s'adapter aux différents types de secteurs et de produits vendus. Elles doivent également s'intégrer facilement dans leurs plates-formes de e-commerce en place.

Des bénéfices immédiats pour le vendeur et son client

Des études ont montré qu'en moyenne 60 % des achats en ligne sont abandonnés en cours de transaction. Aider l'internaute à comparer les offres et à faire son choix a un effet immédiat sur le taux de conversion. Le client trouve plus vite, affine facilement ses critères de sélection et obtient un tableau comparatif clair et personnalisé, qui lui permet de décider.

Pour aboutir à cette satisfaction client, le site de vente en ligne doit répondre dans un premier lieu au problème de la recherche du produit.

Pour la sélection au sein du catalogue, par exemple, il est important de faciliter le processus de tri et de choix d'un produit en offrant un nombre de critères élevé, s'adressant aussi bien aux spécialistes qu'aux internautes novices. L'outil de recherche peut se présenter sous la forme de questions/réponses basées sur les usages du produit recherché, plutôt que sur des caractéristiques techniques complexes que le client ne maîtrise pas forcément.

A chaque étape du choix, le site doit informer le client des résultats, en affichant notamment le nombre de produits restant suite aux filtres appliqués par l'internaute. Et ceci avec des temps de réponses optimisés car, on le sait, l'internaute est pressé et attend rarement plus de 3 secondes le résultat de sa recherche. Et pour les internautes les moins avancés dans leur connaissance du produit, pourquoi ne pas imaginer un conseiller virtuel qui les guidera à chaque étape de leur recherche ?

Une fois les produits trouvés, il est important de proposer des outils de comparaison. Un tableau mettant en évidence les caractéristiques de chaque offre sera apprécié. Il séduira d'autant plus l'internaute qu'il lui laissera la possibilité de le personnaliser, en ne gardant que les critères qui l'intéressent et en conservant une trace des résultats. Ce qui lui permettra de revenir plus tard concrétiser son achat.

Ces dispositifs commencent à apparaître sur les sites de e-commerce qui souhaitent simplifier l'accès à leur catalogue et transformer le visiteur en client.

Séduit par le service que lui propose le site, l'internaute est également rassuré par l'image de sérieux et d'objectivité délivrée par ces outils d'aide au choix et devient alors un client fidèle.

Nous allons sortir notre premier livre blanc d'ici la fin du mois a l'occasion du  2ème forum e-marketing

Vous pouvez le réserver en me contactant par mail : frederic.denel@compario.fr

Voici le sommaire définitif :

INTRODUCTION : LES EVOLUTIONS DE L’ACHAT EN LIGNE
Croissance du e-commerce
Les clients ont le « réflexe Internet »
Comprendre le comportement client
Apparition des solutions de Vente Assistée

LES DEFIS DU VENDEUR : BIEN GERER SON CATALOGUE DE PRODUITS ET CONSEILLER SON CLIENT
L’évolution des produits nécessite des outils puissants d’aide au choix
Preuve du besoin : les sites comparateurs
Un pré-requis pour les e-marketeurs : une gestion rigoureuse mais souple du catalogue produits
La vente multi-canal : quelles solutions pour le point de vente et le mobile ?

L’INFLUENCE DU WEB 2.0
Le flot d’informations s’accroît
L’arrivée des sites d’achats communautaires
Les apports techniques : le couplage des technologies

LES SOLUTIONS DE VENTE ASSISTEE
L’apparition des solutions de vente assistée
Comment aider les e-marketeurs à piloter leur merchandising ?
Comment aider les internautes à choisir ?
Développer son système ou choisir une solution clé en main personnalisable ou un ensemble de solutions (couplage de technos)

AVIS D’EXPERTS

INTERVIEW DE BENOIT LAMEZEC, RESPONSABLE INTERNET DE MILONGAMUSIC 
 
INTERVIEW DE DANIEL BROCHE, RESPONSABLE DE
DISCOUNTEO

INTERVIEW D’UN CHEF DE PROJET WEB DANS UN GRAND GROUPE MONDIAL DE LA VAD
 
INTERVIEW DE RAPHAËL FETIQUE DIRECTEUR ASSOCIE - COFONDATEUR DE
CONVERTEO SOCIETE DE CONSEIL EN STRATEGIE ET MARKETING SUR INTERNET, ET CO-ANIMATEUR DE BLOG-CONVERSION

PROSPECTIVES

18
Dec.07
Publié par : denel denel
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Je reprends ce soir un article paru dans la tribune du journal du net
 
C'est une rare fois ou je tombe sur un article traitant spécifiquement de notre métier. Bravo à Frédéric Lemann le directeur général de www.gulliver.com pour cette tribune.
 

"Face à l'explosion du nombre de e-boutiques, il devient crucial pour les e-commerçants de faciliter l'accès au produit ou au service recherché et ceci que l'internaute soit averti ou néophyte. Un objectif que les comparateurs peuvent contibuer à atteindre.

L’e-commerce connaît aujourd’hui une formidable expansion auprès des internautes qui, séduits par des offres toujours plus alléchantes et qualitatives, ont largement contribué à transformer un concept innovant naissant il y a quelques années en un succès commercial unanimement reconnu. Fort de ce constat, l'on remarque aujourd'hui une multiplication effrénée du nombre de e-boutiques et une structuration importante de l'offre avec l'arrivée de nouveaux acteurs qui ont su tirer parti des premières expériences menées avec plus ou moins de succès. Ainsi, nous entrons dans une phase de concurrence intense où les professionnels du e-commerce cherchent à innover afin de transformer les internautes en consommateurs et surtout à les fidéliser à leur e-enseigne.

Pour se faire, outre un positionnement marketing différenciateur et un concept original, les acteurs du marché multiplient les investissements technologiques et encouragent leurs DSI à innover constamment dans le but d'optimiser leurs plates-formes e-commerce et de les rendre toujours plus attractives.

Du moteur de recherche...

Parmi les points les plus important, l'accès à l'information ou plutôt au produit ou au service recherché représente un élément clé. En effet, aujourd'hui les e-boutiques proposent au même titre que les grandes enseignes traditionnelles plusieurs centaines voire milliers de références appartenant à différents univers. L'on comprend donc parfaitement que, pour aiguiller rapidement le cyber acheteur dans son choix, l'intégration d'outils de recherche représente un élément stratégique.

Pour se faire, la majorité des acteurs s'appuie sur des moteurs de recherche dont certains justifient d'une approche sectorielle qui les rend d'autant plus performants avec des temps d'accès au produit recherchés inférieur à 0,2 seconde. Très efficace, ce mode de recherche convient parfaitement aux e-clients "confirmés" se rendant sur une boutique électronique pour acheter un produit bien précis .

En revanche, fort du nombre croissant de nouveaux internautes se rendant sur les sites de vente en ligne et notamment d'acheteurs peu avertis à ce nouveau mode de consommation, l'intégration de nouveaux outils complémentaires s'impose comme une donnée incontournable. A l'accompagnement de la recherche...

Dans ce contexte, la notion d'accompagnement semble aujourd'hui occuper une place de choix dans la réflexion des Directions des Systèmes d'information, qui, pour répondre aux attentes des internautes, souhaitent proposer des services d'aide au choix ludiques et permettre aux internautes de trouver en un minimum de clics le produit le mieux adapté à leurs attentes. Il s'agit alors de pallier aux carences du tout virtuel et de proposer un service de conseil à valeur ajoutée comparable à celui proposé par des vendeurs dans des enseignes physiques. Ce constat est unanimement partagé par les DSI des sites e-commerce proposant des produits ou services à forte valeur ajoutée ( électronique, techniques...). En effet, comment sélectionner par exemple l'appareil photo le plus en adéquation avec ses attentes, quels contrats d'assurance choisir , quelles sont les différences ?....Autant de questions légitimes et incontournables pour lesquelles l'utilisation d'un moteur de recherche classique peut ne pas suffire.

Au comparateur

C'est dans ce contexte, que la notion de comparateur prend tout son sens ! En effet, nouveaux éléments clés du e-commerce, les comparateurs jouent le rôle de conseillers virtuels et permettent de pallier à l'absence de prestations d'aide au choix des sites e-commerce. La notion de service offerte par ces nouveaux outils est donc un élément de compétitivité majeur !

Ainsi, l'on constate l'émergence de nombreuses nouvelles initiatives. Se distinguent alors deux modes opératoires. Le premier s'appuie sur l'intégration de comparateurs au sein d'un site e-commerce qui souhaite valoriser ses produits et améliorer son avantage concurrentiel. Ces comparateurs proposent des outils d'aide au choix dynamiques et dans certains cas un habillage Web 2.0 ( vidéo d'un e-vendeur...) qui accompagnera pas à pas l'internaute dans sa démarche.

La seconde tendance est le développement de sites de comparaison dédiés à la présentation de produits ou services spécifiques. Il s'agit ici de plates-formes centrées sur une activité bien précise ou est comparée une gamme de produits concurrents. Un point intéressant est notamment leur origine. Ainsi, on constate fréquemment que ces sites sont proposés par une réunion de professionnels d'un même secteur, qui dans une logique de transparence, choisissent de co-développer ces projets pour présenter les différences entre leurs offres. Certains secteurs comme celui de l'assurance ont été les pionniers de ce type de lancements.

Les comparateurs sont donc un nouveau moteur de croissance pour les professionnels du e-commerce. Véritable condensé de technologies, de savoir-faire métier et très largement orientés Web 2.0, ils devraient permettre aux DSI d'accroître les performances de leurs plates-formes et de les moderniser. Complément naturel des outils de recherche traditionnels, ils permettront de conforter un cyber acheteur tout au long de son processus d'achat"